vendredi 23 août 2019


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Du Fond Du Coeur

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Interprete : ROHFF

Langue : Francais
Genre : Rap
Année : 2004



Texte :

Au clair de la lune, ha ha ha... ma chandelle est morte.
J'ai fais pleurer ma plume, car la douleur était trop forte, cousin.

Du fond du coeur en toute sincérité, à bon entendeur j'dédie ces vers aux gens conscients d'la réalité.
J'parle d'celle qu'on a vécu, celle qu'on vit, celle qu'on vivra certainement si on survit.
Si tu tiens l'coup, encaisse tous les coups d'la vie, profond dégoût, tristesse qui alimente l'appétit,
L'envie de réussir, bâtir un truc solide pour l'avenir,
Soulager les peines de ta mère qui s'inquiète que pour ton devenir,
Se repentir du sens interdit, revenir, devenir quelqu'un, pouvoir mourir avec le sourire,
Venir au monde pour en partir, ainsi ça n'a aucun sens,
Etions-nous mal partis afin d'mieux finir notre existence?
La plaie du malheur ce doit être en convalescence.
Guérir cent cicatrices d'un bonheur qui lui apaise ta conscience.
Sèche tes larmes fatales toutes les vies ont la prudence,
Ou noie ton mental dans la défonce pour t'éloigner d'tes chances, d'tes rêves,
Faut qu'j'me relève, faut qu'j'tourne la page pour ma propre délivrance,
Parce qu'au fond j'me sens pris en otage par la souffrance.
Faut qu'fasse ma base dans les pieds d'l'espoir, pour sortir de là,
Faut qu'j'me casse, faut qu'j'laisse des traces qui n's'enlèvent pas à pas j'prends le hardcore d'cette vie comme il vient,
Mais j'ignore totalement comment l'juge y intervient.
J'parviens, à garder la tête haute, puis j'ai pas à me plaindre par rapport à d'autres, parce que par rapport à d'autres j'ai compris lus tôt,
Aussitôt, résonne les miens,
Car dans mon ghetto, le bien n'a pas de tréteaux.
Le monde appartient aux gens qui s'lèvent tôt,
Nous on s'lève tard pour prendre c'qui appartient aux gens qui s'couchent tôt.
On n'a pas le choix, la société en fait une contrainte,
Puis tu n'es perdant qu'si tu parles trop ou laisse des empreintes.
Ensemble même plus la crainte, la prison ça fait plus peur,
A l'extérieur ça galère autan qu'à l'intérieur.
Ca joue sur l'système nerveux, mais à force on s'y habitue.
On devient de plus en plus nerveux, féroce, jusqu’à c’qu’on s’tue.
Une autre manière de gâcher sa vie, dans d’mauvaises péripéties,
Qui colorient ton caractère, ton esprit s’endurcit.
Ainsi, tu agis comme tu n’aurais jamais voulu, de fierté tu recules devant rien.
Le mal s’accentue, prend de grandes proportions.
Attention dans la rue, y’a des gens sous tension qui discutent plus, c’est révolu.
Personnalité superflue dont l’affection a ait abandon.
Sa vie conclue qu’il faut tout niquer avant Armaggedon.
J’demande pardon au tout Puissant de ne pas remplir ma mission,
D’en être conscient et sur c’morceau en dégager l’émotion.
Sachez qu’fais pas semblant d’être un mauvais garçon,
Sinon ça serait flagrant dans le feu de l’action.
De mes ancêtres à mes parents entouré d’mes frères et sœurs,
La république islamique dans les Comores j’dirais le mythe et ses valeurs.
Comprends pourquoi j’les défendrais jusqu’au bout,
Comprends pourquoi j’préfère mourir debout, que vivre à genoux.
Mon bled les Comores, l’Afrique mon continent,
Ça vient du fond du cœur j’suis pas là pour faire semblant.
On sait s’qu’on veut, on sait où on va, on sait d’où on est, on sait qui on est, on sait où on est.
J’te dis qu’on sait s’qu’on veut, on sait où on va, on sait où on est, on sait qui on est, on sait où on est.
Mon grand-père a combattu pour la France, j’en ai eu la nationalité,
Mais quand même nique sa mère la France, où on t’étire les papiers, mais servent pas à circuler en BM.
Franchement j’ai pas d’amour pour ce pays qui nous voit ramper,
Me tremper dans la merde, me pousser au bord du gouffre.
Car je suis d’la résistance ils mettent la pression, afin qu’j’m’étouffe,
Mais j’préserve mon dernier souffle car j’suis un rebelle survivant,
Lutter de l’humour noir reflet du mauvais bon vivant.
Chaque jour un autre jour car j’suis encore vivant,
L’amour m’a rayé d’son parcours j’suis comme un mort vivant.
Je sais qui j’suis, d’où j’viens j’en ai l’animal instinct,
Je sais où j’suis, où j’vais j’essaie de conjuguer mon destin.
On devine pas c’qu’il nous réserve mais tout de même j’conserve ma dignité, me contente de jouer en réserve.
J’suis des sélectionnés, mais des grands abonnés,
La vie en cité, condamné pour ramer, saigner, s’entre-tuer au lieu de s’aimer, pour que l’Etat récolte ce qu’il a semé.
Parsemé de haine, empoisonne toute une marée humaine, juge par toi-même.
Quand les juges t’emprisonnent c’n’est pas à eux qu’ça fait d’la peine.
J’estime que ces gens là ne sont pas mieux que moi,
Des êtres humains comme moi venus au monde d’la même manière que moi,
La différence c’est qu’ils sont blancs et moi j’suis renoi.
Ils ont la chance de n’pas avoir sauté les mêmes obstacles que moi,
C’n’est pas la même culture ni les mêmes histoires que moi, c’n’est pas la même foi,
Ils croient pas au même dieu que moi, on voit qu’ils mangent pas le même pain que moi,
Parlent pas l’même language que moi, dégagent pas la même rage que moi.
J’déclare jusqu’à la mort j’vous f’rais la guerre,
A c’que j’sache ce n’est pa Dieu qui vous envoi pour gouverner sur Terre.
De plus vos systèmes halam influent sur mon bien-être,
J’pourrais jamais être honnête tant qu’vous res’trez malhonnêtes.
C’est clair et net esclave de personne j’ai pas à me soumettre,
Allahbi m’a pas fait naître pour qu’j’devienne votre marionnette.
J’triche dans votre jeu, faut des sous pour s’casser d’ici, si d’ici la j’décède,
J’tiens à c’qu’on m’enterre pas ici mais qu’on m’enterre auprès d’mes ancêtres dans mon bled, mon village.
Pour ceux qui m’aiment ne pleurez pas car j’n’étais que d’passage dans c’monde,
Tu réalis’ras à quel point j’étais un sacré bonhomme,
J’suis toujours brave, régulier, jusqu’à c’que mon heure sonne.
J’suis arrivé tout seul, et mon départ s’fera seul,
Seul le tout Puissant sait quand comment mon âme décollera du sol.
Issus des maisons d’taule de Ganidja, j’rêve de mettre fin à ce cauchemar sous un parasol,
Qui cache nos bagnoles de la misère qui nous colle à la peau.
Le ghetto là où tu jongles avec ta place en taule.
Rabza négros dans tous les halls,
C’est la règle là-bas tous picolent. La réalité ça craint mais on en rigole.
On cherche le pactole pour changer d’protocole, échanger les rôles,
Que les riches deviennent pauvres ce s’rait drôle. (ha ha ha…)
Ici les choses s’ressemblent, l’illusion du passé s’ressent.
Pour toutes les générations sacrifiées j’représente.
Au m.i.c j’balance mon inspiration d’l’atmosphère.
Ça m’concerne, j’rap de conspiration avec mes frères.
K’1 Fry Mafia Comoria équipe sans pitié,
La tienne devant la mienne c’est même pas trois quart d’la moitié.
J’rends mes amitiés, à mes potos, la famille, et j’ai c’qui faut pour les fachos et les ennemis,
Les médisants qui comprennent rien, me jalousent, alors qu’j’ai rien, hypocrites,
Si t’en es un, s’te plais évite de m’serrer la main.
Sur le terrain j’suis Rohff, à la fois Housni, si tu veux m’test, d’un seul geste, j’t’expliqu’rais ma vie.
Mon réflexe commettra certainement l’interdit, j’me sens tellement gentil qu’c’est toi qui cherches les ennuis.
L’ennemi, ça s’repère pas à la tête mais au regard, j’ai donc contrecarré la méprise même dans le noir.
Si tu fais un sourire laisse moi en rire un rapport, paranoïaque sur les bords, j’t’en pris, bienvenue à bord.
Mon bled les Comores, l’Afrique mon continent, ça vient du fond du cœur j’suis pas là pour faire semblant.
J’ai laissé mon stylo pleurer ma haine, les quelques joies,
Les peines, la vertu, le vécu, la mama, les problèmes.
Pour ceux incarcérés victimes du système, pour tous les cousins cousines, les types des HLM.
Appelle ça le blues du ghetto, la Mafia Africaine, dédicace à tous mes potos.
Moi j’vais t’infecter de quoi s’injecter, de tous suspecter,
L’escalades l’échelle de la violence pour s’faire respecter.
C’est pas pour m’la raconter, mais j’suis en place à n’importe quelle heure,
J’suis une fierté sui sait comment motiver ma peur.
D’la pure sensation qui prend tout être humain,
Si t’as pas peur c’est qu’t’as pas d’cœur dans l’corps, tu dois être Martien.
Tu crois p’t’être qu’t’es l’homme le plus hardcore du monde.
A l’heure qu’il est, tu prends tes rêves pour une réalité mais dans ton rêve tu vas t’faire en…
Entre donc dans rien si t’as eu l’respect s’esquive la colère.
Pendant qu’derrière ton vice ton aspect j’risque de tout foutre en l’air.
Mauvais présage comme un éclair, mes nerfs lâchent,
Ça dégénère comme l’orage car il est clair qu’d’abord au démarrage j’ai la rage, mais un cœur.
Clin d’œil, à ceux qui en ont, les cas sociaux qui gambergent et qui savent où ils vont.
Moi j’m’adresse aux vrais bonhommes j’m’en moque des imitations,
Ces cons qui vivent que pour la réputation.
Mes rimes émergent du bon, malgré qu’le mal en fait sous l’son.
Dévierge l’insensibilité, fait preuve de réflexion, une forte personnalité,
J’ai des défauts mais tout d’même des qualités.
J’ai appris qu’la force de l’homme n’était pas du physique, mais d’la vertu ou d’la moralité.
Parce que des fois on est tellement dégoûté,
Qu’on s’laisse emporter et plus rien n’peut nous arrêter.
Sache qu’après c’que t’auras fait tu vas r’gretter.
Dis moi gros, ça t’es pas d’jà arrivé ?
La vie elle est dure t’as vu, mais faut s’adapter hein !
Faut plus qu’j’sois en échec, faut qu’j’blanchisse mon cash, signe des chèques hein !
Trouver l’âme sœur, pure et propre, hechek hein !
Dédicace à toi qui m’écoute là, toute ta mi-fa, sache mon cœur t’as mit la hagla, autant qu’la habla !
J’suis un mec de rue qu’est là pour honorer les siens, générations confondues, du plus jeune aux anciens.
Ils ont d’la peine pour nos frères et sœurs qui purgent des peines,
Parce que quand i’ r’viennent c’est toujours la même rengaine.
C’est grave comme le système nous ken, faut qu’on trouve une solution à nos problèmes, quoi qu’il advienne.
Pour ta gouverne, j’envisage de retourner dans mon pays,
Pour m’décrasser, purifier l’esprit, parce que la France m’a façonné, m’a nourri de beaucoup trop de mal, beaucoup trop de haine, m’a pourri.
Pour tout ceux qui s’trouvent dans l’même cas que moi,
Pour ceux qui souffrent plus que moi, dédicace à toi.
Tout ceux qui sont partis, qui ont franchi le seuil de l’extrême, Inch’Allah pour l’paradis.
Moi j’vois loin, j’vois trop loin.
Ecoute moi bien cousine, cousin.
J’suis pas là pour faire semblant, écoute…
Comme chaque chose arrive à son terme, il est temps que mon récit en fasse de même.
Soit hardcore pour oim, apprécie cette musique, ce thème, que ta conscience, s’en serve de lanterne…
C’est toute l’amertume, la misère, qui coule dans mer veines, me consterne,
Appelle ça le blues des cités HLM…
Dédicace à la Mafia Africaine…à Lasso…MS, Mista Flo…
Tous mes frères victimes du système… de Fleury, Nanterre…
Bois d’Arcy, Fresne, les promènes, hein !... Mes deux p’tits frères…
Jaloud et Ibal, je vous aime de tout mon cœur… ma p’tite sœur… Ma perle, ma princesse… Samira…Samira…
Aux zaringos… à ma mère… seule raison de ma peine… que j’ai tant fait pleurer…
Excuse-moi…j’regrette…Du fond du cœur… Je t’aime…
J’vous laisse…



Poster par : nenya

 
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