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L.E.F.



Liberté pour tous ! Paroles en l’air criées bien haut.
Fumigènes, poudre aux yeux qui devient gaz lacrymo,
Au pays de la libre opinion, certains ont des propos qui lèvent ce droit,
A la moitié de la population.
Le pas sûr, pour un noir, tard le soir,
Délit de sale gueule, contrôle, fouille, puis au placard.
La liberté de l’autre d’être grand, la mienne disparaît.
Les pointes fusent, mais il m’est juste permis de la fermer !
Croupissant au fond d’un vieux grenier, gardé par deux pépés,
Costume gris, attaché-case, sourire de nouveau-né,
Ecouteurs branchés dans les oreilles, rien ne leur échappe,
Divinité omniprésente, fini la vie privée.
On m’a dit qu’elle est là, j’l’ai pas vu passer,
Trop rapide, elle s’est barré, et là j’peux plus la rattraper.

La liberté était là y’a pas longtemps,
L’égalité l’a prise par la main,
Elles sont parties avec le vent.
Tu peux toujours rêver, mon enfant,
Et croire au père Noël pour la fratenité, j’espère qu’t’as le temps.

La liberté était là y’a pas longtemps,
L’égalité l’a prise par la main,
Elles sont parties avec le vent.
Tu peux toujours rêver, mon enfant,
Et croire au père Noël pour la fratenité, j’espère qu’t’as le temps.

Toujours le mec pas clair qu’on fouille,
Le petit qui dérouille, qu’on verrouille,
Justice à deux vitesses, le glaive est rouillé, rohia,
On s’habille pas pareil, tu vois,
Seulement l’habit fait le moine, tant pis pour moi j’ai fait mon choix.
Les préjugés traquent, la BAC frappe,
Obligé de zigzaguer, pour une zigzag roulée on prend plus que pour vol qualifié !
Le forfait des rangs sur le dos du faible, diffuse la décadence,
Image de déchéance, démence, devient indécence.
On use à outrance de violence,
J’en perds mes sens et pense à l’urgence.
Les cons s’en gavent la panse, stoppent l’émergence,
Fraternité, se livrant aux fratricides,
Partis politiques, dogmes liberticides,
Montés en flèche, taux de suicides,
Epuisés, les mecs stoppent leurs quêtes, abattus,
Ils trouvent le réconfort dans la douceur d’une balle dans la tête !
Du plus friqué au plus fauché y’a pas un fossé,
Pour un pascal froissé, fissa on fait crier la sciée spéciale SDF,
Pour Noël, la conscience s’éveille,
Et entre deux mois de Décembre elle crève.
Les peuples tombent, ça tire dans tous les sens,
J’te jure, ici, pour des baskets tu perds l’usage de tes jambes !
Sans papiers, viré à coups de pieds,
Du temple de la charité,
Comme des stars de la criminalité,
Les personnalités mangent, laissent les miettes
Et prennent l’argent pour un élixir d’immortalité, pour survivre à l’humanité.
Aveuglés par la finalité, on perd la vitalité,
La volonté vacille, victoire de l’agressivité,
Elle était là, du moins j’croyais,
C’était pas vrai, elle s’est barré,
On m’a blousé, et là j’peux plus la rattrapper.

La liberté était là y’a pas longtemps,
L’égalité l’a prise par la main,
Elles sont parties avec le vent.
Tu peux toujours rêver, mon enfant,
Et croire au père Noël pour la fratenité, j’espère qu’t’as le temps.

La liberté était là y’a pas longtemps,
L’égalité l’a prise par la main,
Elles sont parties avec le vent.
Tu peux toujours rêver, mon enfant,
Et croire au père Noël pour la fratenité, j’espère qu’t’as le temps.

La liberté était là y’a pas longtemps,
L’égalité l’a prise par la main,
Elles sont parties avec le vent.
Tu peux toujours rêver, mon enfant,
Et croire au père Noël pour la fratenité, j’espère qu’t’as le temps.





Langue : Francais
Genre : Rap
Interprete : shurik'n
Année : 1998

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